>
1 | 2014
Pourquoi choisir le thème de l’image pour inaugurer les journées de réflexion didactique organisées par l’Université de Pau et des Pays de l’Adour, alors que le travail du professeur de lettres porte avant tout sur les textes ? L’image, fixe ou mobile, est divertissante. Les professeurs de français le savent : l’apparition d’un tableau, d’une photographie, d’un dessin, la projection d’une séquence filmique dans la classe reçoivent en général un accueil chaleureux.
Voici l’occasion de rompre la routine de l’explication de texte, de poser les stylos, de se placer en position de spectateur et d’apprécier ce que l’on nous donne à voir. Face à l’image, les élèves se sentent souvent en terrain conquis : la publicité, les dessins animés, les films, les bandes dessinées, ils connaissent. On fait l’économie de cet inévitable effort de lecture que sollicite un texte, littéraire ou non, pour être déchiffré et interprété. Le message est compris immédiatement et il n’est donc pas besoin d’expliquer, ni de chercher ce que l’on a voulu nous dire, ni comment… Le recours à l’image en cours de français comme alternative légère, comme facilité ?
Les contributions réunies dans ce premier numéro des Cahiers de Didactique des Lettres prouvent, s’il en était besoin, que la place de l’image en cours de français ne se limite pas à cela.